05.07.2008

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 25 JUIN 2008 DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA RECHERCHE ET DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR LU LORS DE LA RENCONTRE DU 26 JUIN AVEC LA MINISTRE

Les organisations signataires se félicitent du succès, à Paris et dans plusieurs villes de régions, de la journée
d’action du 19 juin qui a permis, en bloquant le Conseil d’administration (CA) du CNRS, d’empêcher le vote
du plan stratégique « Horizon 2020 ». Ce plan, qui prévoyait le découpage de l’organisme en instituts
nationaux, a fait l’objet d’un rejet massif de la part des personnels de la recherche et de l’enseignement
supérieur. Ce rejet converge avec les votes négatifs du Conseil scientifique et du Comité technique paritaire
de l’établissement, les avis négatifs ou les recommandations émis par la Conférence des présidents du
Comité national, par les présidents des conseils de départements scientifiques, par plusieurs conseils
d’université, conseils de laboratoire, et les mises en garde des directeurs d’unité, de médaillés du CNRS, etc.
qui se sont exprimés ces dernières semaines.
Il est aujourd’hui indispensable de prendre le temps d’une véritable concertation entre la direction du CNRS
et les représentants des personnels sur la stratégie de l’organisme, sans pressions du ministère de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESR). Aussi, nous demandons au MESR et à la direction du
CNRS de repousser l’adoption de ce plan stratégique en retirant le vote sur ce point de l’ordre du jour du
prochain CA et en le reportant au plus tôt à l’automne. Au cas où le vote serait maintenu, nous appellerions
de nouveau au blocage du CA du CNRS.
Plus largement, nous demandons que soient prises en compte les protestations contre la mise en place de la
loi LRU et que soit mis à plat et discuté avec la ministre l’ensemble des réformes actuellement engagées ou
en préparation dans l’enseignement supérieur et la recherche. Notamment les questions de coopération inter-
organismes et entre les organismes et les universités, les questions d’amélioration des carrières et des
conditions de travail.
Dans l’immédiat, la concertation sur l’organisation de la recherche sur le long terme ne peut pas avoir lieu
sous la menace de restrictions budgétaires. La création d’emplois de titulaire dès le budget 2009 et un
transfert de moyens de l’Agence nationale de la recherche vers les organismes de recherche et les universités
sont indispensables pour leur permettre d’assurer leurs missions de recherche et pour réduire la précarité.

Signataires :
SNPREES-FO, SNCS-FSU, SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNTRS-
CGT, FERC-Sup-CGT, UGICT-CGT, CGT-INRA, CGT-IFREMER,
SGEN-CFDT-Recherche-EPST, CFDT-CEA, SUD-Recherche-EPST,
SUD-Education, SNPTES-UNSA, SLU, SLR, UNEF

18.03.2008

JEUX OLYMPIQUES DE PEKIN 2008 : RISQUE DE BOYCOTT ?

SPORT ET POLITIQUE : A quoi sert l'olympisme sinon à faire la politique...

LES JEUX OLYMPIQUES DE PEKIN 2008 : L'OLYMPISME ET LA CHINE, LES JEUX ET/OU LA DEMOCRATIE ?

Après les boycotts de Moscou, Los Angeles, Montréal...doit-on s'attendre à un boycott des JO 2008 ?
Sans vouloir prétendre que le sport et à fortiori l'olympisme puissent résoudre les conflits internationaux, son accointance avec les instances politiques nécessite de légitimes interrogations. En effet, le "génocide culturel" du Tibet n'a pas attendu que les Jeux Olympiques daignent s'intéresser à cette partie du monde pour exister et perdurer. Mais ce coup de projecteur peut-il être l'occasion d'une prise de conscience ou d'une ouverture du conflit ? Ou les enjeux en présence sont-ils trop puissants ?

Quelques questions d'usage :

Pourquoi avoir accordé les Jeux à Pékin sans poser les conditions d'une amélioration de sa politique en matière de libertés. Quels pouvoirs a le CIO dans ce domaine ? Pourquoi la politique de Jacques Rogge en matière d'éthique olympique est absente du débat "démocratique"...

Ainsi, suite aux récents événements au Tibet on peut s'interroger sur le devenir des Jeux Olympiques de Pékin 2008 et les réactions de la scène internationale :
Doit-il y avoir boycott ? Si tel n'est pas le cas, quelle forme doit prendre la diplomatie internationale pour marquer son désaccord ? Peut-on supposer une atonie générale de l'occident face au non respect des droits de l'homme ? Enfin, en dernière instance, les athlètes ne vont-ils pas se faire les porte-parole des droits de l'homme et des peuples à disposer d'eux-mêmes ? Faisons remarquer que lors de l'élection présidentielle française la question avait été soulevée...espérons qu'elle ne sera pas mise de côté ou censurée !

Réagissez au débat...votre regard nous intéresse !
PC

06.03.2008

Communiqué de presse : "Réunion nationale des directeurs de laboratoires et des membres d'instances scientifiques"

Ce mardi 4 mars 2008, plus de 600 directeurs de laboratoires de recherche et membres d'instances scientifiques de tout le territoire se sont réunis à Paris pour exprimer leur vive inquiétude sur le nouveau paysage de la Recherche qui est en train de voir le jour au travers des réformes, déjà mises en place (loi d'orientation et de programmation de la recherche de 2006), ou en train de l'être (loi LRU sur les universités), ou annoncées dans le discours du président de la République du 28 janvier dernier.

Nous considérons comme indispensable d'effectuer une évaluation de ces réformes. Ce bilan doit être un préalable à toute nouvelle réforme qui, à défaut, constituerait une fuite en avant.

Nous réaffirmons que toute réforme doit respecter les principes fondamentaux qui suivent, conditions indispensables pour que la recherche française puisse conserver son rang dans les grandes nations scientifiques et accroître son rayonnement international :

- Le plus important d‚entre eux est le respect de l'autonomie du champ scientifique par rapport au politique.

- La recherche fondamentale visant à faire progresser la connaissance, sur un front large, est indispensable pour avancer sur les grands enjeux stratégiques et sociétaux, ceux-ci pouvant être dégagés par la puissance publique. Elle doit s'appuyer sur la coopération et non sur la concurrence.

- Les différents opérateurs de recherche (organismes et établissements d‚enseignement supérieur) ont vocation à mener une politique scientifique, se concrétisant et se complétant au niveau du laboratoire.

- Un renforcement significatif des financements de base pluriannuels alloués aux laboratoires de recherche, par rapport aux financements sur projets à court-terme plus finalisés (Agence Nationale de la Recherche), est indispensable. Remarque : les financements de base des laboratoires sont en forte baisse (par exemple baisse de 15% en moyenne en 2008 au CNRS).

- L'attractivité des métiers de la recherche passe non seulement par une revalorisation des rémunérations et des carrières des personnels de la recherche et de l‚enseignement supérieur, mais aussi par le renforcement d‚une politique de recrutement sur poste permanent le plus rapidement possible après la thèse. Le doctorat doit être réellement reconnu comme diplôme professionnel.

- Les conditions permettant aux enseignants-chercheurs d‚exercer leur activité de recherche doivent être améliorées.

- Le CNRS, opérateur de recherche généraliste, pluridisciplinaire, est un garant de la recherche fondamentale, et un partenaire des établissements d'enseignement supérieur. La transformation du CNRS, après l'INSERM, en un ensemble d'instituts présente de ce point de vue des risques d'éclatement de l'organisme.

- L'évaluation des personnels et des structures à l'échelle nationale doit comporter une forte proportion d'élus par les pairs.

Nous, directeurs de laboratoires et membres d'instances scientifiques, avons des propositions à faire sur l'évolution de la politique de recherche et les remettrons au plus vite. Nous maintenons la vigilance et prendrons toute action appropriée si les décisions gouvernementales remettaient en cause les principes que nous venons d'énoncer.

Les scientifiques doivent-ils continuer à écrire en français ?

L’objectif de cette pétition adressée à L’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) est de montrer que la communauté scientifique française ou francophone a encore la capacité de penser par elle-même et qu’il ne faut pas rejeter, comme insignifiant, tout ce qui s’écrit en français.
Signer la pétition en cliquant sur le lien : http://petition.hermespublishing.com/
Toutes vos réactions et analyses à iforceps@yahoo.fr
YB